Comment expliquer à un client potentiel, à un proche, ce mélange d’éditorial, de mobilisation d’acteurs et d’usage(s) du web qui fait notre travail ? Ce n’est que depuis peu que nous pouvons mettre un nom sur ce que nous faisons professionnellement à la Péniche.

 

Partant de travaux d’édition en passant par le rédactionnel journalistique, nous en sommes arrivés à organiser des réunions pour inciter des gens à contribuer sur les outils internet que nous avions conçus. Ce qui nous apparaissait comme le bricolage d’un web participatif, nécessairement en lien avec le réel et donc avec des réseaux d’acteurs, est en train d’émerger comme un véritable nouveau métier.

Avec le développement du projet www.alpesolidaires.org lancé fin 2003, la force de l’interaction du web 2.0 nous est apparue comme vecteur de mobilisation et de construction identitaire. Dans le même temps, d’autres approfondissaient cette notion de communauté web dans ce qui allait devenir le web social version marketing.

A partir de 2007 nous avons recentré nos activités sur ce type de projets : animation de communautés professionnelles, thématiques ou territoriales via Internet… Ce qui implique à la fois de produire du contenu web – textes, images, vidéos -, de mobiliser les membres de la communauté via des réunions ou animations, mais aussi d’utiliser les réseaux sociaux (blogs, plateformes vidéos, Facebook, Twitter, forums, etc.) pour susciter la participation et la mise en visibilité des projets que nous développons.

Depuis peu des référentiels métiers se mettent en place (metiers.internet.gouv.fr), des offres d’emploi sortent, une communauté s’organise. Le gros des troupes reste tout de même dans le giron du marketing pur et dur alors que nous nous positionnerions sur un versant moins commercial. Voir à ce sujet cet excellent article de recherche dans lequel on se retrouve pleinement !

Bref on se sent un peu moins extra-terrestres. Un peu.

Photo de Thibaut Ninove